Le Slip colle illégalement dans les rues de Nantes

Dans la semaine du 6 au 10 juillet, plusieurs grandes villes de France ont vu apparaître dans leurs rues des affiches bleues et oranges aux couleurs d’un fabriquant français de textiles, vantant sa nouvelle collection de maillots de bains. À Paris, Lyon, Marseille, cette marque a collé ses affiches dans l’espace public, au mépris du code de l’environnement et des règlements de publicité locaux.

À Nantes, en plus de s’afficher sur les palissades de chantiers et les vitrines de commerces désaffectés, cette marque a apposé ses affiches sur les panneaux d’expression libre. Ces emplacements, répartis un peu partout dans la ville, sont réservés aux affichages d’opinion, aux associations et aux organisations sans but lucratif.

Utiliser ces panneaux dans un but commercial, en plus d’être illégal, est une marque de mépris envers les petites associations dont ces panneaux, en nombre limité, est leur seul moyen d’affichage. Les panneaux publicitaires sont suffisamment nombreux pour qu’une marque nationale ne vienne pas en plus empiéter sur des espaces qui ne lui sont pas autorisés.

Pour se figurer l’ampleur de cette campagne d’affichage sauvage, RAP Nantes a parcouru les rues de la ville pour constater sur chacun des panneaux d’affichage libre s’il avait été recouvert par cette campagne d’affichage sauvage.

Au total, c’est une trentaine de panneaux sur lesquels nous avons repéré des affiches, ou leurs traces. Vous pouvez retrouver leur localisation et les photos dans la carte ci-dessous (points oranges). Toutes ces observations font également l’objet de relevés d’infraction que nous transmettons au service urbanisme de la ville de Nantes.

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La ville de Nantes est, pour le moment, relativement épargnée par le phénomène d’affichage sauvage. Interpelés par RAP Nantes, nos élus doivent réagir rapidement par tous les moyens réglementaires à leur disposition. Une absence de réaction claire et visible serait comme un blanc-seing et une invitation à poursuivre ces campagnes sauvages et illégales qui dégradent les murs de la ville, et multiplient les messages publicitaires qui s’imposent à nos regards.

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